Je diffuse en tant qu'hôtesse du Gîte-studio Le 100 Sainte-Anne les débuts du train dans Charlevoix à titre d'histoire. Veuillez contacter Le Massif Inc. au 418-435-5775 pour toute information relative au Chemin de fer de Charlevoix (entrée en fonction ou emplois).

LE CHEMIN DE FER DE CHARLEVOIX
C’était long, mais tout de même poétique et charmeur de faire le trajet 
Québec – Baie-Saint-Paul – La Malbaie
.

On entend l’écho du train dans l’avant-midi et vers la fin du jour ! 
La nuit, il laisse dormir les visiteurs en paix.


Tortillard «1980»


Tortillard «1995»

Autrefois

Il fallait alors y regarder par deux fois avant d’entreprendre un voyage à Québec par la route des Caps, le trajet exigeait des relais et prenait une longue journée.

Une promesse sincère d’élection

Sir Rodolphe Forget, lors de sa campagne électorale, promit à ses électeurs le prolongement du chemin de fer Québec-St-Joachim jusqu’à La Malbaie pour desservir ainsi les principaux villages du comté de Charlevoix.

Aussitôt élu, Forget remplit sa promesse électorale (1904)

Dès les premiers jours qui suivirent son élection, le jeune député fit les démarches pour se porter acquéreur de la compagnie Québec Railway, Light and Power.   Il forma donc sa compagnie et sollicita une charte provinciale.  La compagnie reçut le nom de Compagnie du Chemin de fer Québec et Saguenay et fut présidée par Forget lui-même. 

Début des travaux

L’année 1909 marqua le début des travaux.  Plusieurs équipes d’hommes, constituées de 8 ou 10 travailleurs et étant disséminées ici et là, s’attaquèrent à la besogne, que les libéraux avaient qualifiée d’invraisemblable, d’irréalisable : projet dans la lune.

Plusieurs nationalités étaient représentées : Polonais, Suédois et nombre d’italiens.  Malgré le méli-mélo apparent, on se comprenait sur les chantiers.  D’ailleurs, tous avaient le même but : la préparation du terrain pour la pose de ces longues tiges métalliques.  Et en quelque langue qu’on émette des sons de « voix », il est bien évident que cette « voie » serait à lignes parallèles.

Le chemin de fer n’avance plus

En 1910, les travaux se sont poursuivis sans arrêt, mais à l’hiver 1911, une interruption assez prolongée s’est produire.  On manquait de capitaux nécessaires à la poursuite de cette colossale entreprise qui, comme nous l’avons déjà dit, coûterait trois fois plus cher qu’un chemin de fer ordinaire. 

Une partie importante du travail avait été accomplie jusque là. « Le chemin de fer était plus qu’ébauché : il avait un gros commencement, les tunnels percés et un grand nombre de quais étaient faits pour empêcher la mer de manger. Il s’agissait de quais de cèdre faits avec des pièces de 12 pouces carrés. Combien de ces quais-protecteurs a-t-il fallu ériger et dans combien d’anses, il a fallu pénétrer? Que de méandres, que de sinuosités comprend ce parcours!

En 1914, reprise des travaux

Après une interruption de quelque trois ans, le Québec et Saguenay fut finalement acheté par le gouvernement fédéral : ce qui amena la reprise des travaux.

En conséquence, en moins de six ans, l’entreprise jugée irréalisable par un groupe de libéraux, fut réalisée.  Entreprise colossale s’il en fut une.

Longues journées

Messieurs Hercule Tremblay et Amédée Simard (décédés) de Baie-Saint-Paul devaient faire des journées passablement longues, étant obligés de surveiller les marées pour faire le transport des marchandises, avec un cheval, de l’ancien quai (la cage) via la route chez M. Polycarpe Cimon, jusqu’à l’Anse aux Bouleaux, tout près de Petite-Rivière-St-François.  Et le tout pour 2,00 $ par jour.  Ainsi donc aux petites heures du matin, profitant de la marée basse, on transportait le matériel nécessaire (alimentation, dynamite et autres choses) jusqu’à l’endroit désigné plus haut.  Parfois, il faillait attendre l’autre « baissant » de la marée pour retourner à la Baie.

Que de longues journées pour un si bas salaire.

Le 1er train est mis en circulation (1er juillet 1919)

Jour solennel par excellence, s’il en fut un.

 Il marquait le 1er voyage St-Joachim -La Malbaie : le grand rêve caressé depuis 25 ans par l’ex-député conservateur de Charlevoix aux Communes, Sir Rodolphe Forget.

La population de quelque allégeance politique qu’elle soit, n’en croyait pas non plus ses yeux de voir circuler la première locomotive laissant une longue traînée de fumée noire et tirant plus de 8 wagons bondés de voyageurs. Un nombre impressionnant d’invités avait pris place sur ce train de passagers.

Celui qui avait lutté pendant un quart de siècle pour obtenir ce service ferroviaire n’était pas là pour le voir fonctionner.   Sir Rodolphe Forget était décédé au début de l’année, le 19 février. 

« Bibliographie:  Léo Simard nous raconte… LA PETITE HISTOIRE DE CHARLEVOIX »

La gare de Baie-Saint-Paul

Elle fut probablement construite entre les mois d’août et de novembre 1918; le premier chef de gare y entra en fonction entre novembre 1918 et mars 1919. 

Le Canadien National a reçu en novembre 1984 l’autorisation de retirer les chefs de gare de Baie-Saint-Paul et de La Malbaie; cette autorisation venait du Comité des transports par chemin de fer de la Commission canadienne des transports.

 

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